Au Stade de France, une opération de vaccination à grande échelle pour un département meurtri

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Publié aujourd’hui à 20h24

Jamais ils n’avaient imaginé faire un jour la queue ici pour autre chose que pour acclamer les stars des Bleus Kylian Mbappé et Antoine Griezmann. « Dites-leur de venir nous voir nous faire vacciner ! », lancent Majed et Ilyes, 22 ans et 20 ans, deux copains étudiants en médecine à l’université Paris-13-Bobigny, venus pour « donner l’exemple aux personnels soignants, car, à l’hôpital, le virus circule beaucoup ». Depuis ce mardi 6 avril, le Stade de France s’est transformé en gigantesque centre de vaccination contre le Covid-19. Loin de la pelouse, dans une grande salle couverte de 2 000 m2 habituellement réservée aux réceptions, vingt lignes ont été ouvertes.

Ce dispositif XXL s’inscrit dans la nouvelle stratégie d’accélération de la vaccination du gouvernement. Ouverte six jours sur sept, de 9 heures à 20 heures, l’enceinte située à Saint-Denis entend accueillir et vacciner 10 000 personnes par semaine, avec les vaccins Pfizer et Moderna. Dans un premier temps. « A terme, on espère doubler, voire tripler le nombre de vaccinations, quitte à ouvrir sept jours sur sept s’il le faut, et aussi longtemps qu’il le faudra », précise Stéphane Troussel, le président socialiste du conseil départemental de Seine-Saint-Denis. Vingt « boxes » supplémentaires ont déjà été installés, en prévision d’une montée en puissance des capacités.

Hélène, 67 ans, et sa fille Agathe, 32 ans, n’ont pas hésité une seconde. Dès qu’elles ont appris que le Stade de France ouvrait ses portes pour une opération de vaccination à grande échelle, elles se sont précipitées sur la plateforme numérique Doctolib pour réserver un créneau. Elles l’ont obtenu en quelques minutes. La mère, qui habite le 20e arrondissement de la capitale, vit cloîtrée depuis un an, « complètement parano », dit-elle. Victime d’une embolie pulmonaire et guérie d’un cancer, elle n’osait plus voir personne, a « peur de tout ». « Pour moi, cette vaccination, c’est une libération, psychologiquement, j’arrivais au bout. » Pour sa fille, enceinte de sept mois, qui tient sous son bras la photocopie du décret l’autorisant à se faire vacciner, c’est aussi une délivrance. Entourée de « gens plus jeunes qui font moins attention », cette habitante de Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) était contrainte de tenir ses amis à distance.

Une stratégie locale plus adaptée

Au Stade de France, c’est la Croix-Rouge – mandatée par l’Agence régionale de santé (ARS) – qui coordonne les opérations, tandis que la ville de Saint-Denis a recruté une soixantaine d’étudiants en CDD de quatre mois renouvelables afin de gérer le volet administratif de l’organisation et le flux des arrivées de patients. De son côté, le département a embauché plus de 50 étudiants en CDD chargés notamment d’animer la nouvelle plateforme d’appel dédiée aux seuls habitants du 93, installée dans une salle, au premier étage du stade.

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