dans la France confinée pour la troisième fois, la débrouille, les soupirs et les critiques

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Publié aujourd’hui à 20h13, mis à jour à 20h59

La France, ses fromages, son Académie, ses traditions, ses paysages, et sa capacité extraordinaire à inventer des règles et des dérogations, puis des dérogations aux dérogations. Ainsi donc le troisième confinement national, annoncé mercredi 31 mars par Emmanuel Macron lors d’une allocution, a commencé par un week-end de tolérance officielle pour les déplacements au-delà des périmètres de 10 kilomètres et de 30 kilomètres.

Face à la troisième vague de l’épidémie de Covid-19, avec désormais 96 000 morts et 28 700 personnes hospitalisées, dont 5 200 en réanimation, le durcissement des règles s’est amorcé, samedi 3 avril, par un assouplissement de ces mêmes règles dans les 19 départements déjà soumis à des restrictions de déplacement afin de permettre à ceux qui le souhaitent de se confiner ailleurs avant la fermeture, mardi, des établissements scolaires.

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Les autorités avaient également annoncé des contrôles plus nombreux, avec 6 600 policiers mobilisés pour l’Ile-de-France par exemple, mais plus souples, puisqu’il fallait tenir compte de ladite dérogation tout en montrant ledit durcissement. Tout cela autour du week-end de Pâques, une fête religieuse avec son jour férié, dans une république qui se déchire pourtant volontiers sur les questions de laïcité. Un peu sur le modèle de la dérogation au couvre-feu instaurée à la fin de 2020 pour la seule messe de Noël.

Ce premier week-end de confinement a donc été celui de la débrouille et des voyages improvisés pour ceux qui en ont les moyens et qui ont, surtout, la possibilité d’être hébergés. Sur l’aire de Solaize, par exemple, au sud de Lyon, la famille Cristiano s’est arrêtée pour une pause pique-nique avec, au menu, sandwichs au saucisson.

« Le gouvernement ne se rend pas compte »

Tous les quatre sont partis de Paris samedi matin, à 6 heures. « On va déposer les enfants chez leurs grands-parents », expliquent Nathalie et Bruno Cristiano, 40 et 44 ans. Destination Marseille et les Calanques, pour trois semaines. « Quand mes parents nous ont dit qu’ils pouvaient les prendre, ç’a été un soulagement », reconnaît Bruno. Nathalie travaille dans un commerce dit « essentiel », lui est en télétravail. « Mais le télétravail avec les deux à côté, c’est compliqué. » La différence avec le premier confinement, c’est que – soulagement – les grands-parents en question ont été vaccinés.

Pour pouvoir emmener leurs deux enfants chez leurs grands-parents, de Paris à Vannes, faute d’autres solutions de garde, Sylvain et sa femme, Landri, ont, eux, dû « prendre un crédit ». « Trois cents euros nos trois billets pris mercredi soir » après les annonces présidentielles, s’emporte Sylvain. « Tout de notre poche, c’est impossible pour nous », tonne le père de famille. Il est technicien en maintenance informatique, elle est auxiliaire de crèche. « On a tous les deux des salaires bas. » Impossible de garder leurs deux petits, Ange-Lucas et Marie-Ange, puisqu’ils n’ont pas la possibilité de télétravailler : la structure de Landri est mobilisée pour garder les enfants de soignants et Sylvain est souvent amené à intervenir sur le terrain.

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