en tête des législatives, le premier ministre sortant aura du mal à former une coalition

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Conformément à ce que prévoyaient les sondages, le premier ministre conservateur Boïko Borissov est arrivé en tête des législatives organisées dimanche 4 avril en Bulgarie. Au pouvoir de façon quasi continue depuis 2009 dans ce pays de sept millions d’habitants, M. Borissov, 61 ans, devrait obtenir 25,7 % des voix, loin devant ses adversaires de toujours du Parti socialiste bulgare (BSP), qui s’effondrent à 15,1 % des voix et plongent en troisième place, selon des projections réalisées par l’institut Gallup sur la base des premiers suffrages dépouillés.

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Mais ce chef de gouvernement au look de garde du corps hérité de son passé de policier et de karatéka chute de plus de sept points par rapport aux législatives de 2017 et obtient son plus faible score en douze ans. Surtout, il aura du mal à former une coalition face à un paysage politique atomisé comme jamais. Différentes formations surfant sur la profonde vague de colère anticorruption exprimée dans la rue ces derniers mois ont réalisé une percée surprise, à commencer par le chanteur et star de la télévision Stanislav Trifonov, qui arrive deuxième avec 16,2 % des voix. La participation a d’ailleurs été plus élevée que prévu, même si le scrutin était organisé en plein troisième vague du Covid-19.

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Très loin de la majorité

Leader et fondateur du parti GERB (acronyme de Citoyens pour le développement européen pour la Bulgarie), M. Borissov fuit les médias depuis que des photos volées le montrant dormir torse nu à côté d’une arme à feu et de billets de 500 euros ont été publiées en juin 2020. « Pour la cinquième fois consécutive, nous remportons des élections législatives », a t-il seulement assuré lors d’un Facebook live improvisé dimanche soir. Sous la neige et devant le pick-up au volant duquel il adore arpenter la Bulgarie, il fait ce qu’il a qualifié « d’une offre de paix » à l’ensemble de l’opposition : « faire appel à des experts qui auraient la responsabilité de sortir de la pandémie d’ici décembre ». « Je suis fatigué d’être responsable », a-t-il assuré tout en vantant son « expérience ».

Avec une soixantaine de sièges seulement sur 240 selon les estimations, il est en effet très loin de la majorité et il aura du mal à trouver des alliés chez des partis qui ont assuré pour la plupart qu’ils refuseraient de gouverner avec lui. Seul survivant de la coalition d’extrême droite sur laquelle il s’est appuyé depuis 2017, le Mouvement national bulgare (VMRO) n’est même pas assuré de franchir la barre des 4 % permettant de siéger au Parlement et ne pourra dans tous les cas plus suffire pour former une coalition. A leur place, trois partis dénonçant de façon diverse la corruption dans un pays qui est à la dernière place du classement européen en la matière vont faire leur entrée en force au Parlement.

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