Le conseil d’Air France-KLM donne son feu vert aux conditions d’une nouvelle aide

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Le conseil d’administration d’Air France-KLM, réuni lundi soir 5 avril, a donné son feu vert aux conditions d’une nouvelle aide gouvernementale pour permettre au groupe de compagnies aériennes de surmonter la crise du Covid-19, a affirmé Bloomberg.

Selon l’agence financière, qui s’appuie sur des sources « au fait du dossier » non identifiées, les détails de ce nouveau plan, fruit d’un accord entre la Commission européenne et le gouvernement français, seront présentés mardi matin.

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Cette aide « comprend la conversion de prêts gouvernementaux en obligations hybrides et de nouvelles levées de fonds », a détaillé Bloomberg. Les obligations hybrides sont des titres obligataires émis par une entreprise sur une échéance très longue ou perpétuelle, et sont considérées comme des capitaux propres.

Sollicité par l’Agence France-Presse lundi, le groupe s’est refusé à tout commentaire.

Abandon d’un « certain nombre de créneaux »

Air France-KLM est sorti d’un exercice 2020 calamiteux lesté par une dette quasiment doublée à 11 milliards d’euros, conséquence de la pandémie qui l’a privé des deux tiers de sa clientèle de 2019 et lui a fait subir une perte nette abyssale de 7,1 milliards.

La conversion d’une partie des prêts reçus des Etats français et néerlandais, soit plus de 10 milliards d’euros en 2020, permettrait de replacer l’entreprise sur une trajectoire financière soutenable, même si elle dispose actuellement d’une trésorerie suffisante pour tenir encore plusieurs mois.

Dimanche, le ministre français de l’économie, Bruno Le Maire, avait annoncé qu’un « accord de principe » avait été trouvé avec la Commission européenne sur une nouvelle aide financière pour Air France, qui devra en échange abandonner « un certain nombre de créneaux » à l’aéroport d’Orly, mais moins que les 24 exigés dans un premier temps par Bruxelles.

M. Le Maire avait aussi rappelé que l’Etat français avait déjà « beaucoup soutenu » Air France-KLM, dont il est actionnaire à 14,3 %, en apportant 7 milliards d’euros, et ne signait pas « un chèque en blanc ». « Je suis prêt à apporter un nouveau soutien, mais qu’Air France renoue avec des bénéfices (…) et apporte la preuve de sa compétitivité (…). Les contribuables font un effort, Air France doit faire un effort de son côté », avait-il plaidé.

De son côté lundi matin, la CGT d’Air France a souligné que ce « nouveau soutien financier » évoqué par M. Le Maire ne représentait « pas plus d’argent injecté », mais la transformation d’un prêt de l’Etat « en capital ».

Le Monde avec AFP

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