Le SUV, champion des ventes et des émissions de CO2

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Le cours des actions, comme les arbres, ne monte jamais jusqu’au ciel, professent les financiers. S’agissant des ventes de SUV, le monde de l’automobile réserve encore son jugement. Depuis plus de dix ans, la part de marché de ces modèles progresse inexorablement. En France, ces « faux 4 × 4 » représentaient 41 % des immatriculations (soit 637 000 ventes) en février 2021, contre 9 % en 2011. Selon le cabinet JATO, la proportion grimpe même à 44 % dans l’Europe des Vingt-Sept. « Le succès est mondial et, à l’horizon du milieu de la décennie, on ne voit pas ce qui pourrait infléchir la tendance. Ces véhicules ont encore de belles années de croissance devant eux », assure Lorraine Morard, de chez IHS Markit.

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Ce qui frappe dans le phénomène du sport utility vehicle (littéralement « véhicule utilitaire sportif »), concept importé des Etats-Unis, c’est moins son ampleur et sa rémanence que sa dimension paradoxale. Une forme de schizophrénie semble avoir saisi l’industrie automobile, mais aussi les consommateurs : plus les normes environnementales se durcissent et plus les SUV, véhicules les moins économes en carburant compte tenu de leur masse, sont plébiscités.

Désignées à la vindicte populaire par les organisations environnementales, vouées aux gémonies par la Convention citoyenne sur le climat, ces voitures ne sont pas toutes des monstres de surconsommation. Reste que l’écart avec une berline comparable est loin d’être négligeable. D’après l’ONG Transport & Environnement, le différentiel d’émissions de dioxyde de carbone varie entre 11 % pour un petit modèle et 26 % pour un haut de gamme.

« Une source de revenu essentielle »

« La SUV-mania recouvre une dimension éminemment psychologique », considère Marco Fioravanti, responsable de la planification des produits au sein de Nissan Europe, qui vient de renouveler le Qashqai, pionnier du genre. « Leur apparence comme la position de conduite surélevée procurent un sentiment de protection, une sensation de sécurité qui semble très recherchée dans la société actuelle. » S’isoler au-dessus du trafic dans une voiture haute exige une architecture tout en verticalité qui ne favorise guère l’aérodynamique et le gain de poids. En revanche, l’espace ne manque pas pour loger des modules de batteries entre les essieux sans empiéter sur l’espace habitable ou le volume du coffre.

La rentabilité du SUV serait, selon le cabinet AlixPartners, supérieure de 20 % en moyenne à celle d’une berline

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