le Venezuela annonce demander une « aide immédiate » à l’ONU


Le Venezuela va demander une « aide immédiate » aux Nations unies pour désamorcer des mines antipersonnel posées, selon Caracas, dans le sud-est du pays par des groupes armés colombiens lors des combats qui se déroulent depuis le 21 mars à la frontière avec la Colombie, a annoncé le président Nicolas Maduro.

Le Venezuela prépare une « communication » qui sera adressée au « secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, (…) pour demander une aide immédiate d’urgence des Nations unies (…) pour désamorcer les champs de mines laissés par ces groupes irréguliers d’assassins et de narcotrafiquants venus de Colombie », a affirmé M. Maduro, dimanche 4 avril, à la télévision publique.

Selon le bilan officiel vénézuélien, quinze personnes (six soldats vénézuéliens et neuf membres des groupes armés qualifiés de « terroristes » par les autorités) ont été tuées, alors que l’armée vénézuélienne a diffusé, dimanche, sur Twitter des images de tirs d’artillerie.

Une trentaine de personnes ont également été arrêtées et des armes, des explosifs et de la drogue saisis depuis le début des combats destinés, selon Caracas, à interdire le territoire vénézuélien aux groupes armés colombiens qui s’y étaient installés.

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« Territoire miné »

« Nous les avons délogés [ces groupes] de plusieurs campements. Ils ont laissé un territoire miné (…). Nous avons perdu plusieurs soldats avec ces mines. Assassins ! », a poursuivi M. Maduro. Dans une rhétorique habituelle, le président vénézuélien a accusé ces groupes d’être liés « à l’armée colombienne et au gouvernement [du président colombien] Ivan Duque ». « Ils sont vêtus comme des guérilleros pour servir les routes du narcotrafic », a-t-il ajouté.

De source sécuritaire en Colombie, ces « groupes armés » sont des dissidents de l’ex-guérilla colombienne des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). Bien que la plupart des 13 000 membres de l’ex-guérilla marxiste aient déposé les armes, des factions « dissidentes » n’ont pas accepté le processus de paix signé en 2016 en Colombie. Ces groupes sans commandement unifié, financés par le trafic de drogue et les mines clandestines, se sont renforcés dans des zones isolées, selon le renseignement militaire colombien.

M. Maduro avait reconnu, dimanche dernier, la possibilité que ces groupes soient des dissidents des FARC, que les autorités vénézuéliennes évitent habituellement d’évoquer.

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Malgré 2 200 kilomètres de frontière commune, le Venezuela et la Colombie n’ont plus de relations diplomatiques depuis que Bogota a reconnu l’opposant Juan Guaido comme président intérimaire du Venezuela en 2019. Les relations entre les deux voisins opposés idéologiquement sont très tendues. Plus de 3 000 personnes se sont réfugiées en Colombie depuis le début des combats, selon Bogota.

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Le Monde avec AFP



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