Les « Jeunes avec Macron » veulent atteindre l’âge de raison en 2022

[ad_1]

« Le président a quelques cicatrices apparentes », avoue Simon Pecnard, délégué général adjoint des Jeunes avec Macron (JAM), le mouvement de jeunesse de La République en marche (LRM), le parti présidentiel qui fête, mardi 6 avril, ses cinq ans d’existence (créé sous le nom d’En Marche !). A l’approche de la présidentielle de 2022, Emmanuel Macron cherche à répéter son « pari » de 2017 en direction de la jeunesse. Le chef de l’Etat voit dans cet électorat hétérogène une source potentielle de renouveau. Mais l’enjeu est de taille quand la jeunesse subit de plein fouet les conséquences économiques et sociales de la crise du Covid-19. « Ce n’est pas facile d’avoir 20 ans en 2020 », a reconnu lui-même le président de la République, comme un aveu d’inquiétude face à la précarité grandissante des plus de 18 ans.

Il y a quatre ans, ce sont les JAM qui marchaient derrière lui. L’organisation qui voulait « disrupter » la politique a depuis vu partir plusieurs de ses membres, déçus par son manque d’action et d’envergure. Aujourd’hui, le mouvement se revendique plus « mature » et se rêve en tremplin pour la réélection de leur champion.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La jeunesse, obsession d’Emmanuel Macron

Depuis presque deux ans, Ambroise Méjean est à la tête nationale des JAM. Ce diplômé de HEC est venu chercher, en 2016, chez En Marche !, « ce qu’il ne trouvait pas ailleurs ». Le jeune homme de 25 ans, qui militait auparavant au Parti socialiste (PS), confie avoir été charmé à l’époque autant sur le fond que sur la forme : « Contrairement à ce qui m’était arrivé au PS, les jeunes étaient considérés et pouvaient occuper des responsabilités ! », affirme-t-il.

Renforcer l’ancrage local

Comme lui, ils sont des milliers à rejoindre le candidat Macron à l’époque, attiré par sa jeunesse, son image de renouveau et de dépassement politique incarné par le « en même temps ». En campagne, les JAM ont pourtant un rôle très classique d’organisation de jeunesse : tracter et coller les affiches, remplir les premiers rangs des meetings en arborant des t-shirts colorés, et assurer la couverture de la campagne sur les réseaux sociaux.

En mai 2017, leur travail est accompli avec la victoire d’Emmanuel Macron. Une dizaine de membres actifs des JAM, dont deux des quatre fondateurs, Sacha Houlié et Pierre Person, sont élus députés, le premier dans la Vienne, le second à Paris. Les deux autres, Florian Humez et Jean Gaborit, intègrent le cabinet à l’Elysée. Dans la foulée, des dizaines de Jeunes avec Macron partent fournir les rangs du parti présidentiel, des ministères ou deviennent attachés parlementaires. Peu à peu, l’exaltation de la campagne retombe, et puis… plus grand-chose.

Il vous reste 71.46% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

[ad_2]

Source link

Add Comment