« L’urgence ne doit pas devenir pour les géants du numérique l’occasion de prendre un trop grand pouvoir »

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Tribune. Le Covid-19, crise sans précédent, nous confronte à des réalités nouvelles. Nous nous rendons compte, par exemple, que nous sommes dépendants de l’industrie chinoise qui fabrique de nombreux médicaments que nous utilisons, ainsi que les masques que nous portons.

Mais les crises sont aussi des moments où les pouvoirs se redistribuent. Comment ne pas voir par exemple, la montée en puissance des géants du numérique – Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft, IBM, etc. – dans le domaine de la santé ? Notre gouvernement voit ces entreprises comme des alliés, ce qu’elles sont dans une certaine mesure, et nous devons continuer à coopérer avec elles. Mais cette situation d’urgence ne doit pas devenir pour elles l’occasion de prendre sur nos vies un trop grand pouvoir, qu’elles garderont la crise passée.

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Le système des marchés publics ne nous permet pas de choisir des solutions technologiques françaises ou européennes qui dynamiseraient notre industrie et nous permettraient de conserver un peu d’autonomie. Il en est tout autrement dans de nombreux pays, aux Etats-Unis par exemple, qui privilégient les entreprises américaines pour leurs marchés publics sans que cela soit considéré comme un nationalisme de mauvais aloi.

Des solutions européennes

Les géants du numérique sont en train de nous aliéner, prenant nos marchés et nos données. Nous devenons de plus en plus dépendants d’eux.

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La sélection du cloud Azure de Microsoft comme prestataire d’hébergement du Health Data Hub n’est « pas idéale » mais correspond à un « choix d’opportunité » afin « d’aller vite » dans le développement de la plate-forme, a indiqué la directrice du hub Stéphanie Combes. N’est-ce pas une vision à court terme ? Ne faut-il pas faire confiance à des solutions d’hébergeurs européens, comme le soutient Hub France IA, association qui fédère les initiatives d’intelligence artificielle en France ?

Nos gouvernements devraient prendre conscience que, mises bout à bout, ces diverses dépendances nous aliènent et font obstacle au dynamisme de notre économie

La start-up californienne Palantir est en pourparlers avec la France, l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse pour leur fournir ses outils d’analyse de données afin de suivre la propagation du Covid-19. Initialement financé par la CIA, Palantir travaille avec des acteurs publics comme la CIA ou la DGSI pour traquer les terroristes. Certes, nos services de renseignements doivent collaborer, mais nos données sont-elles partagées ?

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