Ophélie Claude-Boxberger, testée positive à l’EPO, est suspendue deux ans

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L’athlète Ophélie Claude-Boxberger, qui risquait huit ans de suspension après un contrôle positif à l’EPO en septembre 2019, a finalement été suspendue deux ans par la commission des sanctions de l’Agence française de la lutte contre le dopage (AFLD), a-t-elle annoncé, mercredi 7 avril. La quintuple championne de France, spécialiste notamment du 3 000 m steeple, qui faisait l’objet d’une suspension provisoire depuis le 5 novembre 2019, est donc suspendue jusqu’au 5 novembre prochain.

Contrôlée une première fois positive à l’EPO le 18 septembre 2019 à l’issue d’un stage à Font-Romeu, Ophélie Claude-Boxberger avait subi un autre contrôle pratiqué cinq jours plus tard, le 23 septembre, à Doha avant les Mondiaux 2019 d’athlétisme, qui avait de nouveau révélé des traces d’EPO dans le sang de l’athlète d’après une expertise médicale versée au dossier.

La spécialiste du demi-fond, âgée de 32 ans, avait clamé son innocence et plaidé pour sa relaxe lors de son audition, le 16 mars, devant la commission, accusant son ex-beau-père et assistant, Alain Flaccus, de lui avoir injecté de l’EPO à son insu. Une thèse à laquelle semble avoir été sensible la commission des sanctions, organe indépendant de l’AFLD, qui, elle, réclamait huit ans de suspension.

Rôle mystérieux d’Alain Flaccus

L’ex-beau père de Mme Claude-Boxberger s’était accusé d’avoir lui-même injecté de l’EPO à l’athlète lors d’un massage le 12 septembre 2019 à Font-Romeu, avant de changer plusieurs fois de versions pour finalement se dire totalement innocent.

Lire aussi Dopage : le beau-père d’Ophélie Claude-Boxberger nie désormais l’avoir dopée à son insu

Le rôle assez mystérieux de ce personnage, qui fait l’objet d’une plainte pour « viol aggravé » de la part de la sportive pour des faits commis lorsqu’elle était mineure, semble avoir joué dans la décision des membres de la commission des sanctions. Ils n’ont en effet pas retenu la thèse soutenue par l’AFLD d’une manipulation d’Alain Flaccus par Ophélie Claude-Boxberger, une violation pour laquelle elle risquait quatre ans sur les huit ans de suspension demandée par l’AFLD.

En revanche, et c’est sans doute là où la décision de la commission des sanctions peut paraître difficile à lire, alors que l’athlète risquait quatre ans de suspension pour la présence d’EPO dans son organisme, elle n’a finalement écopé que de deux ans. L’audition publique devant la commission des sanctions le 16 mars n’avait pas permis d’y voir beaucoup plus clair dans le rôle d’Alain Flaccus. Il avait bien été auditionné par la commission mais à huis clos.

Objectif : Paris 2024 en marathon

Cet épilogue en forme de désaveu pour l’AFLD, qui a la possibilité de faire appel de cette décision, permet en tout cas à Ophélie Claude-Boxberger, 32 ans, de poursuivre sa carrière. Car si elle ne peut plus aller aux JO de Tokyo (23 juillet-11 août), la route semble libre pour une éventuelle participation à ceux de Paris en 2024.

« Vu les conditions sanitaires, ce n’est pas une grosse déception de rater les JO. Mon objectif reste de viser les JO 2024 de Paris sur marathon », a-t-elle confessé. « Je vais profiter de ce temps pour me reconstruire et revenir en compétition. Je vais me servir de ces deux ans pour mieux m’entourer avec les bonnes personnes. Ce sont des enseignements à tirer », a ajouté Ophélie Claude-Boxberger.

Lire : De nouvelles mesures envisagées en France contre les dérives du sport

Le Monde avec AFP

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