« Une politique climatique à Paris ne peut être efficace qu’à grande échelle, au moins régionale »

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Tribune. La Ville de Paris a mis en place, le 26 septembre, une conférence citoyenne pour réviser son plan local d’urbanisme (PLU), qui devra être le premier PLU bioclimatique de France. L’agence Etat d’esprit a été mandatée pour sélectionner 100 citoyens, 70 dans Paris et 30 dans la petite couronne, représentatifs aux niveaux paritaire, socioprofessionnel, domiciliation, composition familiale et tranches d’âge. Cette pratique de démocratie participative rappelle la convention citoyenne pour le climat organisée par l’Etat, qui a remis près de 150 propositions en juin.

La conférence citoyenne métropolitaine aura, de même, pour tâche de définir, d’ici au 17 octobre, les grands axes d’action de la Ville de Paris en matière de lutte contre le réchauffement climatique à intégrer dans son futur document d’urbanisme : c’est un virage à 180° de la politique de bétonisation et de densification de la précédente mandature Hidalgo, qui se poursuit, hélas (vingt-trois platanes viennent d’être abattus quai d’Ivry pour laisser place à une tour).

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Après la cascade de plans (climat, canicule, biodiversité, Paris pluie, santé environnementale, etc.) adoptés par la Ville, après les innombrables recherches et études sur cette question, les expériences urbanistiques diverses et variées réalisées un peu partout en France et dans le monde, et après le travail de la convention citoyenne sur le climat, on peut se demander ce que cette nouvelle initiative va apporter de neuf à Paris pour orienter son action sur le climat. Un surcroît de légitimité pour sa future politique environnementale ? L’élaboration de ce PLU bioclimatique soulève, au moins, deux réserves.

Vers une ville postcarbone

La première concerne l’échelle pertinente de l’action. La question climatique est mondiale, la solution ne peut donc être qu’internationale. La Chine et les Etats-Unis émettent à eux seuls près de la moitié des gaz à effet de serre dans le monde, la France 1 %.

Malgré les réunions annuelles des COP et l’injonction répétée de baisser les émissions de CO2 pour tendre vers une neutralité carbone en 2050, la consommation mondiale d’énergies fossiles n’a cessé de croître, entraînant l’inexorable réchauffement de la planète, avec ses conséquences dramatiques : incendies, inondations, fonte des glaciers, rétrécissement de la banquise, tempêtes et tornades violentes, canicules, sécheresse, déshydratation et érosion des sols, causant exils et migrations massives de populations…

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